un maximum de photos ou vidéos de Christophe et Isabelle aux Boucles de Francorchamps!Merci de prendre contact avec nous via l'adresse c.mahieu@c-jacob.com
Et oui les vacances touchent à leur fin et il est temps pour moi de faire un peu le point sur nos projets à venir.
Tout d’abord quelques nouvelles de l’escort Buderus : plus de peur que de mal heureusement lors de l’abandon du Salamandre : le surrégime causé par le blocage des carbus suite au bris d’un ressort n’a pas endommagé le moteur Holbay. Il est en cours de remontage après une révision qui de toute manière s’imposait puisqu’il avait atteint son quota de km. Par contre, nous attendons toujours les pièces nécessaires au remontage de la boîte Quaife à crabots…afin de revenir sur les épreuves belges dans les meilleurs délais.
Nous avons en outre trouvé un superbe terrain de jeu pour elle l’été prochain. Je n’ai jamais caché qu’après avoir goûté aux épreuves sur terre en France, notre prochain défi serait d’aller nous mesurer aux rois de l’escort au Royaume Uni, sur « tarmac » dans un premier temps , puis dans leurs forêts si possible. Début août, nous nous sommes donc rendus au Pays de galles chez des amis afin d’assister au Harry Flatters Rally, un rallye tarmac qui se déroule sur la base militaire d’Epynt (là où Gronholm avait fait quelques tonneaux lors du RAC). Mis au courant de notre visite et de nos intentions pour l’an prochain les organisateurs nous ont permis de découvrir leur épreuve dans les meilleures conditions possibles. Après avoir discuté avec eux, nous avons pu effectuer un tour de recos en convoi avec les concurrents sur ces petites routes étroites, sinueuses et valonnées où l’on ne rencontre que…des moutons par centaines !
Le lendemain, c’est Damian Cole, un habitué du championnat qui nous a invité à intégrer son team en VIP afin de suivre ses performances à bord de sa dernière acquisition…une Hyundai WRC evo 3 ex Schwarz !!!.
Nous avons été très impressionné par le plateau de cette épreuve : les 15 premières autos sont soit des WRC, soit des métros 6R4 !!! Ensuite une multitude de Peugeot 205, Vauxhall Nova (Corsa), Ford Fiesta équipées de moteurs de plus de 2 litres et bien entendu transformées en propulsion !, des Darrian, des kit cars et comme prévu les escort étaient là en nombre et en qualité.
Rendez-vous est pris pour l’an prochain afin de voir où nous nous situons par rapport aux spécialistes locaux !
En ce qui concerne l’escort Belga, les soucis d’alimentation ont été résolus et c’est avec plaisir que nous participerons à son volant à la démo organisée le 30 octobre prochain lors des Boucles de Francorchamps (www.shrt.be) . J’espère vous y voir nombreux au bord des routes et au parc !
Depuis sa première sortie lors de l’Eifel rally, nous avons reçu énormément de témoignages de sympathie et je tiens ici à vous en remercier.
Des propositions de participations à différentes épreuves à l’étranger nous ont aussi été faites et nous en avons déjà retenu une pour fin avril 2006 en Corse ! Une toute nouvelle épreuve consacrée aux voitures historiques (VHC, VHR et Démo) y est mise sur pied par François Padrona dans un décors magnifique et sur des spéciales mythiques. Notons que ce rallye aura un petit parfum « belge » puisque notre escort devrait y retrouver une de ses anciennes connaissances, Dominique Salvan ayant aussi l’intention d’y participer à bord de la Fiat 131 Abarth ex Didi !
-Qu’as-tu pensé lorsque tu t’es retrouvé au départ de la première spéciale du Eifel au volant de la voiture que tu allais voir alors que tu étais encore tout jeune ?
C’est avant tout le sentiment d’un aboutissement. Le couronnement de 2 ans et demi de recherches et d’efforts de restauration.
C’est aussi la réalisation d’un rêve de gosse, bien enetendu.
Enfin, une sensation étrange de retour dans le temps grâce à l’ambiance qui règne au volant d’une auto 100% conforme à ce qu’elle était lorsqu’elle dominait les rallyes belges au début des années 80.
-La popularité de cette voiture auprès des spectateurs est intacte comme en témoigne l’enthousiasme des spectateurs à la vue de celle-ci ; explique nous comment tu as vécu ça ?
Pour tous ceux qui ont participé à la restauration de l’auto c’est la plus formidable récompense. Pour ma part j’avais déjà pris énormément de plaisir lors des recherches entreprises afin de localiser la caisse, puis de la remettre en configuration d’époque le plus fidèlement possible grâce aux témoignages des principaux acteurs de l’époque (Jeff Churchill, Roger Evans, Tony Maslen Patrick Snijers et Robert Droogmans). Cependant, les très nombreuses marques de sympathie ont une valeur inestimable à mes yeux. Outre les messages sur le livre d’or du site internet, je reçois quasi quotidiennement des encouragements voire des remerciements et des photos provenant de spectateurs simplement heureux de revivre cette fabuleuse époque grâce à notre auto.
-Est-ce qu’il est difficile de conduire une telle voiture qui reste malgré les années une voiture de course mais également une pièce de collection ?
Le plus difficile est de ne pas oublier que l’on est au volant d’une caisse… irremplaçable. Oh bien entendu, en cas de crash majeur, nous pourrions toujours remonter la mécanique dans une nouvelle caisse, techniquement ce n’est pas compliqué mais il ne s’agirait alors plus qu’une réplique. Cette caisse-ci possède un passé sportif dont peu d’autos de course peuvent se targuer et, après 18 ans d’inactivité, elle est à nouveau prête à se lancer en spéciale.
En liaison, nous savourions le plaisir de nous retrouver à son bord et nous prenions pleinement conscience de la chance que nous avions grâce aux regards des spectateurs. Mais en spéciales, malgré les sages résolution répétées sur la ligne de départ, au bout de quelques kilomètres de parcours sinueux, je me suis plusieurs fois rendu compte que nous nous prenions au jeu et que nous ne serions sans doute pas allé beaucoup plus vite avec l’escort « Buderus » !
-Quelles sont au niveau du pilotage les différences entre cette voiture et la « Buderus » que tu conduis habituellement?
La principale différence vient de la boîte de vitesse ZF synchronisée qui possède une grille avec première en bas ce à quoi il faut s’habituer. Pour le reste, seule la suspension (Bilstein règlables à l’avant et lames à coulisseaux plus Bilstein à l’arrière) ,la hauteur de caisse et l’assiette diffèrent de l’escort Buderus. Nous avions déjà modifié certains réglages suite à la séance de test à Bitburg en début d’année et j’ai été très agréablement surpris par le caractère très sain de l’auto : aucune grimace, aucun sous-virage et une motricité étonnante. Je vais peut-être même en tirer certains enseignements pour le set up de la Buderus.
En outre l’auto retrouve ainsi naturellement sa position favorite de l’époque : une roue avant levée lors des virages en appui !
-Envisages tu d’aligner cette voiture en Belgique lors d’une épreuve ou en tant que voiture ouvreuse ?
Je suis conscient que beaucoup de spectateurs belges le souhaitent…Et nous aussi !
Il est cependant fort peu probable que je prenne part à une véritable course à son bord. J’éprouve déjà suffisamment de difficultés à rester raisonnable lors d’une démo, alors si le chrono tourne, je crains de ne pas pouvoir garder la marge de sécurité nécessaire.
Par contre, officier en tant que voiture ouvreuse serait tout à fait envisageable. Nous avons déjà eu des propositions d’organisateurs français à ce sujet… mais encore rien de concret côté belge…
L’idéal serait bien entendu la création d’une épreuve type« slowly sideways » en annexe d’une épreuve belge, ce qui permettrait aux spectateurs de pouvoir admirer 20 ou 30 autos de légende. J’ai vu certains organisateurs et membres de l’ASAF qui se promenaient à l’Eifel rallye, et j’espère qu’ils en ont tiré certains enseignements.
-A quand Christophe Jacob au départ d’un rallye chez nous ?
Il y a pas mal d’épreuves très intéressantes à partir dans cette seconde moitié de saison, nous n’aurons que l’embarras du choix